Contemplations philosophiques - La Poétique de l’Espace De Gaston Bachelard

Dans son livre La Poétique de l’Espace, le philosophe français Gaston Bachelard realise une analyse complèxe et profonde des éspaces intimes. Les significations de ces endroits sont révélées dans la manière qu’elles sont perçues subtilement par l’âme. Cet ouvrage a été publié pour la prémière fois en 1957 (Presses Universitaires de France) en français.
Gaston Bachelard a vécu entre 1884 et 1962. Il est un philosophe des sciences, de la poésie, de l’éducation et du temps, l’un des principaux représentants de l’école française d’épistémologie historique. Bachelard a enseigné l’histoire et la philosophie des sciences à l’Université de Paris. Il est l’auteur de plusieurs livres, comme: Le Nouvel Esprit scientifique (1934), La dialectique de la durée (1936), La psychanalyse du feu (1938), L'Eau et les rêves : Essai sur l'imagination de la matière (1941), L'Air et les songes : Essai sur l'imagination du mouvement (1943), La Terre et les Rêveries du repos (1946), La Terre et les Rêveries de la volonté (1948), La Poétique de la rêverie (1960), La flamme d'une chandelle (1961).
La Poétique de l’Espace représente une ample investigation des significations des endroits où habite l’homme ou les êtres du monde animaux. La maison, la cave, le grenier, la forêt, la coquille: voila quelques espaces symboliques que l’auteur décrit avec le but de découvrir la manière intuitive dont l’esprit humain les interprète. Bachelard a cherché dans les oeuvres littéraires des passages dédiés à ces espaces grands ou très petits. Il offre des éxemples qu’il utilise pour parler de la vision des différents auteurs sur le sujet de chaque chapitre... et aussi de sa propre vision et des idées avec quels les éspaces décrits ont les plus profondes associations dans la culture occidentale et internationale.
Le livre est composé de dix chapitres: La maison, de la cave au grenier. Le sens de la hutte, Maison et Univers, Le tiroir, les coffres et les armoires, Le nid, La coquille, Les coins, La miniature, L’immensité intime, La dialectique du dehors et du dedans et La phénoménologie du rond. Dans chaque chapitre on étudie un espace different pour trouver ses significations profondes.
Dans le premier chapitre on parle de la maison natale. Cet espace a un rôle essentiel, parce que la memoir de la première maison où on a vécu influence la perception sur la maison dont on passe la vie adulte. Dans le premier domicile on forme des habitudes qu’on apporte dans chaque résidence où on déménage. La maison est aussi associée à la reverie. L’individu trouve dans sa residence la protection, la sécurité qui lui permet de rêver. Les petits coins, les différentes chambres, l’espace dessous l’escalier facilitent l’exploration du monde intérieur. Les trois niveaux de cette construction ont des significations différentes. Le grenier symbolise le rationnel et la cave l’irrationnel. Pour Bachelard l’appartement manque les qualités d’une vraie maison et est déconnecté de la vie naturelle. La vie dans un grand bâtiment urbain manque la connexion avec le niveau terrestre, la segmentation en plusieurs niveaux, le sentiment de monter l’escalier, qui est remplacé par la sensation stérile de prendre le lift. Dans la dernière partie du chapitre on identifie la simplicité et l’intimité comme attributs de la maison idéale et on analyse l’image de la cabane de l’ermite, qui représente la concentration de l’essence de l’éxistence spirituelle.
Le deuxième chapitre, Maison et Univers, parle de la relation entre la maison et le monde extérieur. On utilise deux cadres, l’hiver et la tempête pour démontrer que la maison est un espace protective. On introduit une nouvelle perspective, celle de la maison idéale de chaque personne, pas la résidence où on est né ou on vit. On parle des maisons fantastiques et de la manière dont l’acte de nettoyer donne de la vie aux endroits où on vit. On discute sur la manière dont les dessins des maisons realisés par les enfants relève leur psychologie.
Le troisième chapitre analyse les images des tiroirs, des coffres et de l’intérieur des armoires dans la littérature. Ces espaces sont dans la vision de l’auteur un symbole pour l’intimité et la mémoire. Les objets qu’on trouve évoque des souvenirs, des sentiments et des sensations qu’on a vécus dans le passé.
Dans le quatrième chapitre on parle des nids. Dans l’avis de l’auteur utiliser la métaphore du nid pour décrire la résidence humaine, comme l’anglais lover’s nest, est ridicule et infantile. Le nid représente l’archétype de la maison simple. Il y a un contraste entre la fragilité d’un nid et le sentiment de sécurité qu’il produit. Le choix que l’oiseau fait quand il décide de construire son nid paraît inscrit dans un ordre naturel, donc l’idée de securité.
Le cinquième chapitre est dédié aux coquillages. Les coquillages ont beaucoup de significations. Parmi eux on doit parler de la symbolicité de la forme spiralée, du fait que le coquillage représente la solitude. L’acte de sortir de son coquillage a aussi une certaine signification.
Le sixième chapitre décrit la symbolistique des coins. Les coins sont associés à l’immobilité et sont liés des significations de la maison. Quand on se retire dans un coin on réfléchit. Les coins représentent le pensée, la retraite dans le monde intérieur, la reverie. Ils sont un symbole de l’intimité absolue que l’âme cherche dans sa résidence.
Le septième chapitre analyse les miniatures. La miniature est l’expression d’une grande concentration de matière dans un espace très petit. On parle des maisons des poupées, de la symbiotique de la graine, des fleurs, des représentations miniaturales des objets quand on les regarde de loin. On offre beaucoup des exemples littéraires.
Dans chapitre numéro 8 on discute sur les espaces immenses. On analyse les sensations produites par l’immersion dans la forêt, par l’image de l’océan et l’image de l’arbre. On doit noter qu’il y a aussi l’immensité intérieure, la profondeur de l’âme et de l’esprit.
Le neuvième chapitre explore la relation entre l’intérieur et l’extérieur, les perceptions, les sentiments, les sensations qui caractérisent ces espaces et leur symbiotique. On analyse l’image de la porte, qui représente le chaine de communication entre l’intérieur et l’extérieur.
Dans le dernier chapitre on parle de la forme ronde, de ça qu’elle représente, des impressions qu’elle produit. On offre un éxemple très intéressant, une partie d’un poème dont on parle d'un oiseau rond. Même les sons qui composent le mot rond ont leur signification et apportent du calme.
Pour moi, ce livre a été une lecture fascinante et très plaisante. J’ai beaucoup resonné avec le style. Je crois que Bachelard m’a aidé un peu à développer ma capacité de penser conceptuellement. Pour moi, cette exploration des espaces m’a encouragé à penser plus profondément à des choses que j’ai negligé dans le passé. J’ai decouvert des nouvelles significations, de nouvelles perspectives sur le monde intime de ma maison et sur les autres espaces décrites par l’auteur. Cette lecture est très utile pour comprendre les images dans la Littérature, dans la poésie. Même si Bachelard était philosophe, je crois qu’il a eu une imagination de poète. Je crois que l’expérience de lire cette oeuvre a représenté une découverte de la poéticité dans la philosophie et de la philosophie dans la poéticité.
Parce que moi-même j’essaie d’écrire de la poésie je peux dire que La Poétique de l’Espace m’a fait de penser plus profondément à ce travail et à la profondeur cachée dans le language d’un texte. Parce que la poésie contient des images et la complexité et les significations de l’imaginaire du poète sont essentielles pour la valeur d’une oeuvre.
Photo: https://aeon.co
Publicat în Cultură, Literatură
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